Parcours artistique

Portrait FG-2010Très jeune, François Ghisleri est attiré par le dessin et la peinture. En marge du collège, il développe son sens artistique à l’École Martenot par l’apprentissage des techniques artistiques classiques. Il complète plus tard sa formation à l’ENSBA dans les ateliers Pincas et Delamarche, aux sources des techniques de la peinture et de la fresque. Il continue d’approfondir par lui-même les techniques anciennes et contemporaines comme le broyage des pigments, la préparation des supports et la chimie des matériaux dans le but d’adapter la technique au support et à l’intention artistique.

Pendant dix ans, il peint et exploite ce qu’il a appris, teste des matériaux, travaille les formes et la matière, étudie la peinture académique, l’époque impressionniste, l’expressionnisme abstrait ; l’art informel le marque profondément. L’acquisition d’un atelier en 1999 se révèle libératoire et lui ouvre de nouvelles perspectives créatives.

Sa recherche esthétique est une forme de poésie, nécessité vitale d’une expression originale. Il tisse ainsi une toile artistique qui lui est propre, faite de liens entre la danse, le mime – qu’il a pratiqué – la peinture et la méditation.

Le mouvement est pour lui une source d’émotion située au creux de l’inspiration et de l’expiration du souffle primitif : c’est une forme de méditation qui le mène à expérimenter une peinture spontanée, quasi instinctive. Il se lance sans repère particulier : pas de châssis, pas de cadre imposé ; c’est une façon d’échapper à des limites pour libérer l’acte créateur. Le sujet, une fois achevé, amène tout naturellement au format de l’œuvre.

Sa maîtrise technique, sa sensibilité exacerbée font de François Ghisleri un créateur d’œuvres d’une force incontestable – alliée à une grande pureté qu’elles soient du domaine de l’abstraction, ou du semi-figuratif.

C’est un artiste qui évolue en dehors d’un courant artistique, il travaille à l’élaboration de son propre langage pour exprimer sa vision profonde de l’humanité, telle qu’il la voit et la ressent. Cette voix particulière dans le paysage artistique, est l’expression d’un talent pur et prometteur.

De 1974 à 1977 il suit les cours de l’École Martenot. Il apprend toutes les techniques artistiques classiques : fusain, lavis, aquarelle, huile, acrylique… Il complète plus tard sa formation de 1991 à 1993 à l’ENSBA dans les ateliers Pincas aux sources des techniques de la peinture et Delamarche avec  la fresque traditionnelle.
En 1993, il découvre l’expression primitive avec France Schott-Billmann, une forme de danse libre qui fait appel aux dimensions spirituelles et inconscientes de l’homme. il se dirige ensuite vers une expression plus théâtralement esthétique et entame un cycle de formation de mime à l’école de mimodrame Marcel Marceau avec Eléna Serra, Emmanuel Vacca, Laurent clairet. Après un passage au centre de danse du Marais avec Ivan Bacchiochi, il participe à des spectacles avec la compagnie Aria teatro.

Il croise en chemin Marie-Noël Lissonnet, Gabriel Oyaon, Frankie Martini de la compagnie « Le Colombier » et créent ensemble un spectacle « Un voyage de plume, de Moi ! à moi… »

Toujours à la recherche d’une expression libre, spontanée et profonde, il complète pendant 3 ans sa formation avec Christian Lucas, clown, au Paris Action Clown Théâtre animé par Odile Griffon (formation Bataclown), et Pinok et Matho fondatrices du Théâtre Ecole Mouvement et Pensée.

Il se produit occasionnellement en public comme mime-clown, anime régulièrement et à la demande, des groupes d’enfants et adolescents à l’approche corporelle et scénique.

Numéro d'improvisation "La chaussure" Théatre de Sartrouville - 2008

Numéro d’improvisation « La chaussure » Théatre de Sartrouville – 2008

Le désir de scène, d’une expression vivante et vibrante m’anime toujours. L’expression est unique, le contact avec le public grisant. Je vis l’art du mime comme un moyen de mettre en scène le corps et servir une histoire grâce à la poésie du geste et des émotions – des plus simples aux plus subtiles. L’expérience est riche. Tout contribue à nourrir une relation avec l’autre même s’il n’est que pour un moment, spectateur. »

« Petit clown qui a vu le jour, petit clown d’un soir à grand tirage, si d’aventure la scène s’achevait, tellement la joie fut grande, que seul le souvenir me nourrit encore de cet instant, à cœur battant. »